• Les Atrides

    Les Atrides

    Personnages des Atrides dans NP
     
     
    Dans fiche Atlas
     
    Les Atrides famille maudite
    (Arbre généalogique)
     
    Haine, inceste, trahisons, parricides, luttes de pouvoirs : une sanglante fatalité poursuit les Atrides. Cette illustre famille qui incarne la violence et l’esprit de vengeance. Jouets de la volonté des dieux, les descendants d’Atrée témoignent d’un âge barbare où la justice était laissée à l’arbitraire du génos (la famille). Seul Apollon interrompra le cycle de la violence, en faisant juger Oreste, le matricide, sur la colline de l’Aréeopage, par le premier tribunal criminel de la cité d’Athènes.
     
    La malédiction originelle remonte au cruel Tantale, roi de Lydie (1),
    Qui sert aux dieux un cruel repas puisqu’il s’agit de son propre fils Pélops. La punition est à la mesure de l’offense faite aux divinités : Pélops est ressuscité et Tantale envoyé au tartare, le séjour le plus profond des Enfers. En outre, sa descendance est vouée à la malédiction divine.
     
    1 Les Erinyes ou l’esprit de la vengeance
    Les Erinyes ou les Euménides, c’est-à-dire les « bienveillantes » par ironie, sont les déesses grecques de la vengeance des crimes familiaux, elles correspondent aux furies romaines. Elles sont en grande partie responsables de la malédiction qui pèse sur les Atrides en perpétuant le cycle de la vengeance. Représentées sous la forme de créatures violentes coiffées de serpents, elles se déplacent avec des torches et des fouets qu’elles utilisent pour torturer leurs victimes et les rendre folles. Les plus connues sont Alecto, Tisiphoné et Mégère.
     
    Tantale version NP
    Tantalos, en grec.
    Roi mythique de Lydie ou de Phrygie. Père de Pélops et de Niobé et grand-père d’Atrée. Lui-même fils de Zeus. Il a les faveurs des dieux, mais il en abuse en révélant aux mortels les secrets de l’Olympe ou en dérobant le nectar et l’ambroisie. Selon une variante, il immole son fils Pélops et en fait met qu’il sert aux dieux. Pour un de ces crimes son châtiment aux Enfers est exemplaire, mais il varie aussi selon les versions. Ou bien il est placé sous un rocher toujours sur le point de tomber et de l’écraser, ou bien il est plongé dans l’eau jusqu’au cou, mais le niveau baisse à chaque fois qu’il essaye de boire ; de même, une branche chargée de fruits à portée de sa main s’écarte quand il s’efforce d’attraper la nourriture.
     
    Cette malédiction ne tarde pas à se manifester (2)
    Car les fils de Pélops, Atrée et Thyeste, tuent par jalousie leur demi-frère Chrysippe. Bannis par leur père, ils se réfugient à Mycènes. Devenu roi, Atrée découvre que son frère et l’amant de sa femme Aéropé. Il noie son épouse et contraint Thyeste à l’exil.
     
    2 L’orgueil meurtrier des Atrides
    Lorsqu’il transgresse un interdit ou qu’il provoque la colère des dieux, le héros grec fait preuve d’hybris, une arrogance téméraire dont il sait pertinemment qu’elle le conduira à sa perte. L’histoire des Atrides témoigne de cette démesure. Par emportement, la vengeance, orgueil ou soif du pouvoir, ils tuent père, mère, époux, épouse, frère, enfant ou commettent un inceste : il s’agit là de l’archétype du crime, fondés sur le reniement des lois fondamentales que doivent respecter les membres d’une même famille.
     
    Pélops version NP
    Héros qui donne son nom au Péloponnèse, fils du roi de Lydie, Tantale. Celui-ci le tue et le sert aux dieux pour les mettre à l’épreuve. Seule, Déméter se trompe et dévore une épaule. Les dieux indignés punissent Tantale et rendent la vie à Pélops en remplaçant l’épaule dévorée par une épaule artificielle faite d’ivoire. Emigré en Grèce, Pélops s’unit à Hippodamie qui lui offre plusieurs enfants dont Atrée et Thyeste. Il était considéré comme le premier instaurateur des jeux olympiques avant Héraclès qui les aurait rénovés.
     
    Atrée version NP
    Atreus, en grec.

    Roi légendaire de Mycènes, fils de Pélops et d’Hippodamie. Pour Homère, il est simplement le père d’Agamemnon et de Ménélas. La tragédie (Orestie d’Eschyle, Thyeste et Atrée de Sophocle) a greffé à la légende initiale un grand nombre d’épisodes sanglants. Ainsi, la malédiction de Tantale est à l’origine de la longue série de déchirements et de crimes atroces qui ensanglantèrent les Atrides jusqu’à la purification d’Oreste. Chassés par leur père pour avoir tué leur demi-frère, Atrée et Thyeste se disputent avec des fourberies et des bassesses inouïes le trône de Mycènes. Atrée, l’ayant finalement emporté, met à mort deux fils de Thyeste et les lui sert au cours d’un festin. Egisthe, autre fils de Thyeste, assassine Atrée et, plus tard, Agamemnon, mais il tombe à son tour sous le glaive d’Oreste.

    Thyeste version NP
    Thuestês, en grec.
    Fils de Pélops et d’Hippodamie. La haine inassouvie qui l’oppose à son frère jumeau Atrée marque le début du drame des Atrides développé par les tragiques. Disputant à son frère le trône de Mycènes, Thyeste séduit sa belle sœur. Atrée, pour se venger, tue les fils de Thyeste et les lui sert lors d’un repas. Informé par l’oracle qu’il trouverait un vengeur dans un fils né de l’inceste avec sa sœur Pélopia,
     
    Thyeste viole sa fille Pélopia pour qu’elle lui donne un fils
    Egisthe, seul capable de le venger. Elevée par Atrée, Egisthe découvre qui est son véritable père : il tue Atrée et intronise Thyeste. Les fils d’Atrée, Agamemnon et Ménélas, trouvent refuge à Sparte chez le roi Tyndare et épousent ses filles, Clytemnestre et Hélène. Cette dernière sera à l’origine du déclenchement de la guerre de Troie.
     
    Thyeste version NP, suite
     
    Thyeste viole celle-ci et engendre Egisthe. Ce fils, exposé à sa naissance par Pélopia, est adopté par Atrée, qui entre temps avait épousé Pélopia ignorant qu’elle était sa sœur. Devenu adulte, Egisthe, sur l’ordre d’Atrée, ramène Thyeste prisonnier à Mycènes pour l’égorger. Mais celui-ci reconnaît dans l’arme qui le menace l’épée que sa sœur lui avait arraché la nuit du viol de Pélopia, appelée, révèle la vérité à Egisthe, qui tue alors Atrée.
     
    Agamemnon, devenu roi d’Argos, veut organiser une expédition contre les troyens (3)
    Mais la déesse Artémis réclame de lui en échange le sacrifice de sa fille Iphigénie. Clytemnestre ne lui pardonnera pas d’avoir consenti à se sacrifice. Avec l’aide d’Egisthe, elle assassine Agamemnon. Celui-ci sera vengé par son fils Oreste.
     
    3 le tribunal de la cité
    Dans la succession de crimes que constitue l’histoire des Atrides, celui dont Oreste est coupable marque la fin de la malédiction divine. Apollon, qui lui a ordonné de venger son père Agamemnon, le fait juger par le tribunal de l’Aréopage présidé par Athéna. Oreste obtient l’acquittement. Ce jugement représente le passage de la justice ancienne, fondée sur la loi arbitraire du talion (« l’œil pou œil… »), à la justice civique. Le premier code athénien est établi par le législateur Dracon (qui nous a laissé l’épithète « draconien ») au –VIIe siècle. Extrêmement sévère, il contraint les familles à laisser la justice punir les coupables.
     
    Agamemnon version NP
    Roi légendaire d’Argos et de Mycènes, fils d’Atrée et, selon Homère, frère de Ménélas et époux de Clytemnestre dont il a trois enfants : Electre, Iphigénie et Oreste. Chef suprême des Achéens pendant la guerre de Troie et retenu à Aulis par des vents contraires, il immole Iphigénie sur le conseil de Calchas pour apaiser Artémis. A son retour de Troie, accompagné de son esclave Cassandre, il est assassiné avec elle par Clytemnestre et son amant Egisthe. Oreste, son fils, le venge. Il est le héros de nombreuses œuvres littéraires : L’Iliade d’Homère, bien sûr, mais aussi Agamemnon, d’Eschyle, Iphigénie à Aulis, d’Euripide et Agamemnon, tragédie de Sénèque.
     
    Ménélas version NP
    Menelaos, en grec.
    Roi mythique de Sparte, fils d’Atrée et frère d’Agamemnon. Il épousa Hélène, la fille de Tyndare, qui lui légua son royaume. Il eut d’elle une fille, Hermione. L’enlèvement d’Hélène par Pâris provoqua la guerre de Troie. Dans l’Iliade, Ménélas figure comme l’un des plus vaillants guerriers et blesse Pâris au combat singulier. Mais il est moins vaillant et plus effacés que les héros du premier plan.
     
    Egisthe version NP
    Aigisthos, en grec.
    Roi de Mycènes, fils de Thyeste. Son destin tragique est en point digne de la famille des Atrides à laquelle il appartient. Assassin d’Atrée et d’Agamemnon, dont il séduit la femme Clytemnestre durant l’abscence de celui-ci. Il tombera à son tour sous les coups d’Oreste, vengeur du meurtre de son père. Il apparaît dans plusieurs œuvres du théâtre grec (Eschyle, Sophocle, Euripide).
     
    Oreste version NP
    Orestês, en grec.
    Fils d’Agamemnon et de Clytemnestre. Averti par sa sœur Electre des circonstances de la mort de son père, il se vengea, avec l’aide de son ami Pylade, en tuant sa mère et le complice de celle-ci, Egisthe. Ce parricide lui valut d’être longtemps poursuivi par les Erinyes. Après son aquittement par l’Aréopage, grâce à l’intervention d’Athéna, il épousa Hermione et régna à Mycènes.
    Le personnage apparaît dans de nombreuses œuvres : L’Orestie, trilogie d’Eschyle (Agamemnon, les Choéphores, les Euménides, -458), Electre de Sophocle (v. -425), Andromaque (v. -426), Iphigénie en Tauride (-414), Electre (-413), Oreste (-408) d’Euripide.
     
    Hélène version NP
    Princesse légendaire de Sparte, célèbre pour sa beauté néfaste. Fille de Léda et de Tyndare, elle est sœur de Clytemnestre et des Dioscures (Castor et Pollux) mais, selon la tradition la plus répandue, elle nait de l’union de Léda et de Zeus métamorphosé en cygne. D’après une tradition posthomérique, l’œuf d’où sort Hélène (ou Hélène et Pollux) est pondu par Némésis.
     
    Le premier enlèvement d’Hélène à Thésée et de Pirithoos comme auteurs. Ils la tirent au sort et Thésée, a qui elle échoit, la cache près d’Athènes. Mais les Dioscures la reprennent pendant l’absence de Thésée et de Pirithoos, descendus aux Enfers, et la ramènent à Sparte. Hélène, en âge de se marier, choisi parmi les nombreux prétendants qui affluent de toute la Grèce, Ménélas, a qui elle donne une fille : Hermione. Tyndare, roi de Sparte, époux légitime de Léda, craignant le mécontentement des prétendants déçus, et conseillé par Ulysse, leur avait fait prêter serment de respecter le choix d’Hélène et de secourir l’élu si quelqu’un portait atteinte à son honneur.
     
    C’est ainsi que l’enlèvement d’Hélène par Pâris aidé d’Aphrodite, quelques années plus tard, provoque l’expédition des Grecs contre Troie,.
     
    Dans les poèmes homériques, Hélène aide secrètement les Grecs et, ramenée à Sparte, donne l’exemple de la vertu domestique.
     
    Selon d’autres mythographes, elle consentante à cet enlèvement et a plusieurs aventures de retour de Troie, surtout en Egypte (voir Protée). Mais les versions sur sa conduite, ses péripéties et ses unions varient considérablement…
     
    Clytemnestre version NP
    Klutaimnêstra
    Fille de Tyndare, roi de Sparte, et de Léda, sœur ou demi-sœur (par sa mère) d’Hélène, de Castor et de Pollux. Selon la légende, elle épousa Agamemnon, roi de Mycènes, mais après le sacrifice d’Iphigénie à Aulis, elle prit comme amant Egisthe et, avec son aide, assassina son mari de retour de Troie, ainsi que Cassandre, captive et amante du roi.
     
    Sept ans plus tard, Oreste et Electre tuèrent leur mère, vengeant ainsi leur père.
     
    Un des personnages les plus célèbres du drame des Atrides, Clytemnestre figure notamment dans les tragédies Agamemnon et Les Choéphores d’Eschyle
    Electre de Sophocle, et Electre d’Euripide.
     
    4 Les Atrides et la littérature
    Les malheurs des Atrides ont inspirés de nombreux auteurs aux –VIe et –Ve siècle :
     
    L’Iliade d’Homère, bien sûr, mais aussi
     
    L’Orestie, trilogie d’Eschyle (Agamemnon, les Choéphores, les Euménides, -458),
     
    Electre, Thyeste et Atrée de Sophocle, (v. -425)
     
    Iphigénie à Aulis (date ?)Andromaque (v. -426), Iphigénie en Tauride (-414), Electre (-413), Oreste (-408) d’Euripide.
     
    De natura rerum, de Lucrèce, à Rome, au Ier siècle.
     
    Agamemnon, tragédie de Sénèque (date ?).
     
    Agamemnon apparaît dans :
     
    Orestie d’Eschyle,
    Agamemnon, d’Eschyle,
    , d’Euripide et
     
    Le personnage d’Oreste apparaît dans de nombreuses œuvres :
     
    L’Orestie, trilogie d’Eschyle (Agamemnon, les Choéphores, les Euménides, -458),
    Electre de Sophocle (v. -425),
    Andromaque (v. -426), Iphigénie en Tauride (-414), Electre (-413), Oreste (-408) d’Euripide.

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