• Après la disparition des somptueuses cités mycéniennes, Lors des deux siècles qui suivent l’invasion dorienne (-XIIe et -XIe), la Grèce entra dans une période obscure et peu connue parfois baptisé le « Moyen-âge grec ». Elle est peu connue car les seules sources des historiens sont les poèmes homériques et l’archéologie.

    Fermiers, pêcheurs et artisans devaient lutter pour vivre : on manquait de nourriture et de terre. Nombre de Grecs émigrèrent alors, par choix ou par nécessité. Ils fondèrent des colonies sur la côte occidentale de l’Asie mineure, puis le long de la mer Noire, et en Méditerranée occidentale.

     Au IXe siècle, le siècle d’Homère, la Grèce apparaît découpée en un nombre important de polis, cités qui prirent naissance au terme d’un long processus de regroupement, puis de neutralisation des structures de clans (génè).

    Ces établissements furent, au départ, des communautés agricoles. Mais après une période d’organisation, elles se mirent à vendre des surplus de céréales à d’autres cités. Ce commerce fut source de grandes richesses. Dès leur naissance, les cités entamèrent des relations conflictuelles qui dureront aussi longtemps que la civilisation antique.

    Pendant ce temps l’écriture mycénienne s’était perdu. Après des siècles d’analphabétisme, les Grecs adoptèrent l’écriture phénicienne qui est à l’origine de notre alphabet ; ce mot vient des deux premières lettres de l’alphabet grec : alpha () et bêta ().

     

    A partir du –VIIIe, les cités d’Asie Mineure, développant une activité industrielle et commerciale, se lancent sur les mers, suivies par les cités de Grèce (Corinthe). Cette expansion maritime, qui refoule les Phéniciens, se traduit par la fondation de nombreuses cités de Sicile, Italie du Sud, mer Noire, etc. Corinthe, Chalcis et Egine sont peu à peu concurrencées et dépassées par Athènes à partir du Vie siècle. Cependant, dans le Péloponnèse, Sparte assure son hégémonie après les difficiles guerres de Messénie et sa victoire sur Argos. La révolte de l’Ionie contre Darius Ier est à l’origine des guerres médiques (Ve siècle). Après les défaites perses à Marathon (-490), Salamine (-480) et Platée (-479), Athènes, par les alliances solides qu’elle assure au sein de la ligue de Délos, devient la première puissance de la Méditerranée orientale et développe une politique impérialiste fondée sur une hégémonie maritime. C’est en -479 que débute le Siècle d’or.

    Arc 2 (NP)

    L’invasion dorienne et -XIIe - XIe

    Après la disparition des somptueuses cités mycéniennes, le dernier flot indo-européen survint. Les Doriens submergèrent le monde mycénien vers la fin du –XIIe siècle. Avec leur arrivée, la composition ethnique(donner def)et dialectale(donner def)  de l’hellénisme s’acheva, mais aussi de profonds bouleversements démographiques, politiques et culturels intervinrent.

     

    Lorsque les Doriens chassèrent les Ioniens, au -XIe siècle, d’Attique (principalement) ou du nord du Péloponnèse, les Ioniens fondèrent l’Ionie (Iônia, en grec) : la région de la partie centrale du littoral d’Asie Mineure, sur la mer Egée.

     

     

    Les des deux siècles qui suivirent l’invasion dorienne (-XIIe et -XIe) furent pour la Grèce une période obscure et peu connue parfois baptisé le « Moyen-âge grec ». Elle est peu connue car les seules sources des historiens sont les poèmes homériques et l’archéologie. Nous savons toutefois que la destruction de la civilisation palatiale (donner def) et maritime, l’abandon du commerce aux Phéniciens, l’instauration d’une aristocratie militaire dorienne aux mœurs et aux goûts rudimentaires correspondent à ce recul.

     

    Quant à l’apport dorien dans la vie grecque, mis à part le folklore et la hiérarchie strictement patriarcale qui se reflète même dans la religion (voir Olympe), il reste problématique. Certaines pratiques nouvelles, comme la crémation des morts, se répandirent avec l’afflux dorien. En revanche, deux nouveautés contemporaines, la métallurgie du fer et la céramique à la décoration géométrique, furent vraisemblablement étrangères à cet évènement.

    Renaissance et -IXe

    Mais le centre de gravité de l’hellénisme était déplacé pour quelques siècles sur les rivages orientaux de la mer Egée où le contact avec l’Orient fut une fois de plus profitable.

    Une renaissance s’amorça dès la fin du –IXe siècle.

     

    Au -IXe siècle, le siècle d’Homère, la Grèce apparaît découpée en un nombre important de polis (cités) qui prirent naissance au terme d’un long processus de regroupement, puis de neutralisation des structures de clans (genos).

    Ces établissements furent, au départ, des communautés agricoles. Mais après une période d’organisation, elles se mirent à vendre des surplus de céréales à d’autres cités. Ce commerce fut source de grandes richesses. Dès leur naissance, les cités entamèrent des relations conflictuelles qui dureront aussi longtemps que la civilisation antique.

     

    L’époque géométrique et le -VIIIe

    L’époque géométrique proprement dite (-900, -750) fut une période de transition et d’adaptation des nouveaux venus de la civilisation égéenne. Les populations non soumises, d’abord refoulées dans les régions préservées de l’invasion (Arcadie, Béotie, Eubée et Attique), s’acheminèrent vers les îles et le littoral égéen de l’Asie Mineure (Ionie et Eolide), suivies par une vague de migration dorienne (Crète, Rhodes, Carie). L’Attique, avec Athènes, resta une grande réserve ionienne, tandis que les Doriens dominaient le reste de la Grèce centrale et plus solidement le Péloponnèse, créant de nouveaux centres sur les ruines des cités mycéniennes (Argos, Corinthe, Sparte, Mégare).

     

    Mais l’évolution fut surtout économique et politique. La royauté sous forme de genos (clan) communautaire éclata en familles dont le plus puissantes s’approprièrent les terres les plus fertiles. Cet éclatement entraîna l’avènement d’une aristocratie (-VIIIe siècle) qui étouffa graduellement la fonction royale et accapara la magistrature. Athènes donna le modèle le plus célèbre du gouvernement aristocratique avec la famille des Eupatride (voir Aréopage, Athènes). Tandis que Sparte conserva la double royauté contrôlée par les éphores, sur la pyramide d’une société militaire et, en principe, égalitaire.

     

    Pendant ce temps l’écriture mycénienne s’était perdu. A partir du –VIIIe, les poèmes homériques atteignirent leur forme définitive. Après des siècles d’analphabétisme, leur diffusion entraîne la propagation d’une écriture alphabétique, imitée de l’écriture phénicienne, qui est à l’origine de notre alphabet. Les épopées homériques, quant à elles, forgèrent la conception d’un patrimoine grec et religieux, voire national.

     

    Les jeux Olympiques célébrés pour la première fois en -776 (départ de la chronologie grecque) devinrent la grande fête panhellénique. Les premiers temples, souvent sur les acropoles ou dans les palais, apparurent dès le –IXe siècle.

     

    Les colonies

    Selon Encyclopédie des grandes civilisations

    La « Grèce d’Asie » fut fondée (-XIe siècle) par des colons fuyant l’invasion dorienne.

     

    Fermiers, pêcheurs et artisans devaient lutter pour vivre : on manquait de nourriture et de terre. Nombre de Grecs émigrèrent alors, par choix ou par nécessité. Ils fondèrent des colonies sur la côte occidentale de l’Asie mineure, puis le long de la mer Noire, et en Méditerranée occidentale.

    Selon NP

    Pendant l’époque archaïque (-750 à -500) de grands bouleversements ainsi préparés modifièrent profondément l’aspect du monde grec.

     

    L’expansion dans toute la Méditerranée, les luttes intestines, l’apparition de l’économie mercantile et la naissance d’une bourgeoisie, la crise sociale, l’avènement des tyrans et des législateurs caractérisent cette période.

     

    La « Grèce d’Asie » fut fondée (-XIe siècle) par des colons fuyant l’invasion dorienne, mais les grands mouvements de colonisation archaïques eurent des causes différentes. Notamment la surpopulation, l’émiettement des lots agricoles et la spoliation des terres par l’aristocratie. Fils cadets, marginaux poussés par la famine, victime des crises sociales et des luttes politiques, souvent des clans entiers, chassés ou fuyant l’asservissement, fondèrent vers le milieu du –VIIIe siècle les premières colonies agricoles à l’ouest (voir Grande Grèce, Sicile). La reprise du commerce grec à la même époque, puis le développement des échanges avec l’invention de la monnaie vers -680 donnèrent une grande impulsion à la colonisation commerciale durant les deux siècles suivants.

     

    Après Corinthe, Chalcis et Erétrie, les cités d’Ionie établirent de nouveaux comptoirs sur les routes maritimes du blé, des esclaves et des métaux. Ainsi, Milet fonda plus de 80 colonies en Thrace, dans l’Hellespont, la Propontide et le Pont-Euxin, ainsi que Naucratis sur le delta du Nil ; Phocée créa des centres en florissants en Italie, sur les côtes septentrionales d’Asie Mineure, dans la Sardaigne, sur la côte méridionale de la Gaule (Marseille) et de l’Espagne. Cyrène fut fondée par des colons de Théra. Mégare fonda Byzance, Chalcis colonisa la Chalcidique et Athènes la Chersonèse. Etats indépendants qui conservaient des liens religieux avec les cités mères (métropoles), les colonies rivalisèrent parfois avec celle-ci et établir à leur tour de nouveaux comptoirs (voir Syracuse, Sinope). Ainsi, la Méditerranée devint « mer grecque ». Les conséquences en furent d’abord économiques et sociales, ensuite politiques. Possédant la richesse mobilière, la classe des fabricants et des marchands, jusqu’alors méprisée, revendiqua alors un rôle politiques analogue à son importance économique. En outre, la rapacité des aristocrates aggravait la crise agraire permanente ; les cultivateurs, jetés dans la misère et souvent spoliés de leur terre par l’endettement, se révoltaient.

     

    L’Hexapole dorienne

    L’Ile de Rhodes, la plus importante du Dodécanèse, habité « par des Crétois puis par des Achéens » (à vérifier), Rhodes participa à la civilisation Egéenne. Les Doriens conquirent l’île vers -1100 et fondèrent Lindos, Camiros et Ialisos qui formèrent avec Kos, Cnide et Halicarnasse l’Hexapole dorienne. De nombreuses colonies furent créée dans la Méditerranée, les rhodiens étaient d’excellent commerçants et navigateurs (exemple de colonie : Gela). Gouverné au –VIe siècle par des tyrans, dont le plus célèbre est celui de Lindos, Cléobule, l’île fût soumise aux Perses, puis participa à la confédération maritime d’Athènes entre -471 et -411.

     

    L’âge des tyrans et –VIIe –VIe

    Dès le début du –VIIe siècle, et durant tout le –VIe, des mouvements populaires dans toute la Grèce portèrent au pouvoir des « tyrans », souvent chefs de guerre, appuyés par la bourgeoisie, qui répondaient à la tension sociale par l’abolition des dettes et par des réformes plus ou moins efficaces. Ainsi, l’âge des tyrans fut une période de prospérité d’éclat culturel pour plusieurs cités dont Argos, Corinthe, Athènes, Sicyone, Mégare, Samos, Lesbos, Milet, Syracuse. Plusieurs tyrans furent de grands constructeurs et des mécènes ; ils réunirent à leur cour les savants et les poètes. Périandre de Corinthe et Pittacos de Lesbos furent admis parmi les Sept Sages. Pisistrate et ses fils contribuèrent à la splendeur d’Athènes et à la sauvegarde des épopées homériques. Quelques tyrans toutefois s’érigèrent en dynastie héréditaires (Cypsélides, Pisistratides, etc.) et eurent recours à la répression sanglante, d’où le sens péjoratif du mot « tyrannie », en grec comme en français. A Athènes notamment, les législateurs alternant avec les tyrans (voir Dracon, Solon, Clisthène) substituèrent les premières lois écrites de l’Etat à la justice coutumière dont l’aristocratie se faisait l’arbitre.

    Pendant qu’Athènes évoluait ainsi vers la démocratie, Sparte, figée dans son immobilisme, puisait sa force dans le travail des vaincus (hilotes, périèques) et la discipline des « égaux ».

     

     

     

    Chronologie

    +/- 1150

    Chute de Mycènes. Début des « siècles noirs ». Plus de construction de palais ou de beau travail du métal.

     

    +/- 1000

    Les Grecs colonisent la côte occidentale de l’Asie mineure.

     

    Au cours des VIIème et VIème siècles, de nombreuses cités sont dirigés par des tyrans. Ces nouveaux souverains sont les favoris des hoplites.

     

    -VIIIe siècle (-700)

    Les poèmes homériques atteignent leur forme définitive. Introduction de l’écriture. Création des jeux olympiques. Les cités d’Asie Mineure, développant une activité industrielle et commerciale, se lancent sur les mers, suivies par les cités de Grèce.

     

    Invention de l’ordre de bataille en « phalange », une formation de fantassin lourdement armés appelés « hoplites ». Grâce à la puissance qu’ils acquièrent, ces militaires mettent fin à plus d’un gouvernement aristocratique.

    -VIIe siècle (-600)

    La fin de la royauté et la naissance des mathématiques avec Thalès de Milet (-625 à -546).

     

    Les Grecs introduisent l’usage de la monnaie, appelée drachme, une invention due aux lydiens d’Asie mineure. L’illustration ci-contre représente

     

    un drachme athénien datant du -Ve siècle et représentant une chouette, le symbole d’Athènes.

     

    Conception du sanctuaire de Delphes vers le –VIIe.

    Début du - VIe siècle

    La poétesse Sappho, originaire de Lesbos, écrit des œuvres encore appréciés aujourd’hui.

    -VIe siècle (-500)

    Naissance de la philosophie. Pythagore fonde son école. Les Grecs tracent leurs premières cartes géographiques. Ils s’adonnent à une réflexion intelligente sur l’astronomie, la physique et les dieux.

     

    L’expansion maritime et coloniale de Corinthe, ainsi que Chalcis et Egine, qui démarra au –VIIIe siècle est peu à peu concurrencée et dépassée par Athènes à partir du VIe siècle.

     

    Cependant, dans le Péloponnèse, Sparte assure son hégémonie après les difficiles guerres de Messénie et sa victoire sur Argos.

     

    Sur le plan médical, le -VIème siècle voit apparaître de nouveaux médecins, les asclépiades, disciples d’Asclépios

     

    Début du -Vème siècle.

    La révolte de l’Ionie contre Darius Ier est à l’origine des guerres médiques. Athènes soutient les grecs d’Asie mineure dans leurs vains efforts pour se libérer du joug perse.

     

    -498

     Aide Athénienne aux cités grecques d’Ionie.

     

    -490

    La confédération de Délos fut victorieuse à Marathon (-490) contre Darius Ier et Salamine, sur mer, (-480) contre Xersès Ier, grâce à l’effort de fortification et d’équipement naval entrepris par Thémistocle.

     

    Pour se venger, les Perses attaquent Athènes mais sont vaincus à Marathon.

     

    -480 / -479

    Après de nouvelles victoires à Platée et Mycale (-479), Athènes, par les alliances solides qu’elle assure au sein de la ligue de Délos, devient la première puissance de la Méditerranée orientale et développe une politique impérialiste fondée sur une hégémonie maritime qui imposa son protectorat à ses alliés.

     

    Une puissante armée perse tente d’envahir la Grèce. Elle est défaite : sur mer à Salamine et sur terre à Platée.

     

    La mer Egée et l’Attique furent ainsi soumises et colonisés au sein de la confédération de Délos, souvent par la force et durent payer un lourd tribut. C’est en -479 que débute le Siècle d’or.


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  • L'âge du bronze

    Chronologie

    -XVIe

    Les objets en métal placés dans les tombes de Mycènes révèlent le savoir-faire des artisans et la richesse des souverains.

    -XVe

    Les Grecs de Mycènes occupent le grand palais de Cnossos en Crête et dominent le peuple crétois dont ils avaient cependant beaucoup appris.

    -1400

    Destruction du palais de Cnossos.

    -XVe à -XIIIe

    La grande époque de Mycènes. Un commerce se crée avec les pays de la Méditerranée orientale et l’Egypte.

    -XIIIe

    Construction d’énormes tombes en forme de ruches, dites « tombes à coupoles », à Mycènes notamment. Des envahisseurs menacent les villes, aussi des fortifications sont-elles dressées autour des palais. Construction de la Porte des Lionnes à Mycènes et des remparts de « Tirynthe aux nombreux murs », comme dit Homère.

    fin -XIIIe

    Les Achéens auraient saccagé la ville de Troie au sud-ouest de l’Asie mineure, à la suite d’une campagne qui deviendra plus tard célèbre sous le nom de « la guerre de Troie »

    -1200

    Le palais de Pylos est conquis et brûlé.

    -1150

    Mycènes subit le même sort. On ne sait pas si la destruction de la ville fut l’œuvre d’une peuplade locale ou de Doriens venus du nord, mais les incendies qui ravagèrent les palais cuisirent accidentellement de nombreuses tablettes d’argile, conservant ainsi pour nous de précieuses archives.

    Table des matières

    Le Bronze ancien (vers -2100 à -1580)

    Cnossos et Phaistos

    -> Mythes

    Minos et la Crète

    Le bronze récent (vers -1580 à -1100)

    Mycènes

    -> Mythes

    Les Atrides

    Voir aussi

    L'Iliade et l'Odysée


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  • Le bronze récent (vers -1580 à -1100)

    L’époque Achéenne (+/- 1600-1150 av. J.-C.)
     
    Au bronze récent, la civilisation égéenne combinait trois culture principales, qui avaient cours depuis le –IIe millénaire, entre la Grèce et l’Asie Mineure (Turquie) : minoenne (de l’île de Crète), cycladique (de l’archipel des Cyclades) et mycénienne. Cette dernière se déployait autour de la ville de Mycènes (Mykênai ou Mikines, en grec), sur le continent, au nord-est d’Argos, dans une région appelée l’Argolide, dans le Péloponnèse. (Mycènes, Tirynthe, Pylos).
     
    Mycènes et ses alentours étaient occupés dès le -III millénaire et la bourgade reçut la population achéenne au début du -IIe millénaire, comme on l’a vu au cours du chapitre du bronze ancien. Les Achéens recueillirent l’héritage des peuples préhelléniques. la thalassocratie minoenne, le style de leurs objets en métal, de leur peinture et de leur architecture de palais était largement emprunté à la civilisation minoenne, née antérieurement en Crête.
     
    Au -XVIIe siècle, un mégaron (palais fortifié) est édifié à Mycènes, puis un autre, trois siècles plus tard. La cité est d’abord en retrait face à la civilisation minoenne qui, depuis la Crète et sa capitale Cnossos, rayonne sur la Méditerranée.
     
    Sous l’influence crétoise, développa une civilisation brillante dès le -XVIe siècle (et jusqu’à l’invasion dorienne au –XIIIe siècle). 
     
    Il semble que le monde mycénien ait été un ensemble de petits royaumes prospères. Les archéologues ont découvert des palais en différents endroits du sud de la Grèce; certains étaient flanqués d’énormes tombes royales. Leur construction dut imposer un dur labeur aux gens du peuple et témoigne donc du pouvoir des rois sur leurs sujets.
     
    Mais les Achéens attaquèrent la Crète et la chute de Cnossos au -XVe siècle permet à Mycènes d’affirmer sa puissance (développée à partir de -1580 et culminante, après la destruction de Cnossos, entre -1400 et -1200). Les royaumes achéens (Pylos, Mycènes, Tirynthe, etc.) dominent la Crète et s’étendent vers l’Asie Mineure au cours du même siècle.
     
    Au -XIIIe siècle, c’est la fin de l’apogée mycénienne. Les expéditions guerrières menées en Asie Mineure et dont la guerre de Troie est sans doute l’écho se poursuivent
     
    D’ailleurs, Homère appelle Achéens tous les Grecs participant à la Guerre de Troie, bien que la civilisation mycénienne apparaît essentiellement différente de celle du monde homérique, surtout quant aux institutions.
     
    Au -XIIe, d’autres peuples venus du Nord, les Doriens, font leur apparition. Ils envahissent le Péloponnèse. Les ioniens fuient se réfugier en Attique (Athènes) ou fondent l’Ionie (région côtière d’Asie Mineure) au -IXe siècle. Les achéens les rejoignent bientôt en Attique ou se réfugient dans l’archipel d’Arcadie.
     
    La civilisation de Mycènes et tous les royaumes achéens succombent à cette invasion au -XIIe siècle alors que les Doriens fondent la Doride, en Asie Mineure, ainsi que des colonies en Afrique, en Sicile et en Italie du Sud.

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  • Le Bronze ancien (vers -2100 à -1580)

     
    Grâce aux apports techniques, la Grèce quitte peu à peu la période du néolithique (dernière période de la préhistoire), pour entrer dans la protohistoire divisé – pour l’Europe occidentale – par l’âge du bronze suivit de l’âge du fer.
    La protohistoire est la période transitoire entre la préhistoire et l’histoire, lorsque les premières civilisations maîtrisaient déjà le travail des métaux mais pas encore l’écriture. Cette phase varie considérablement selon les peuples.
     
    Ainsi, Dès -2700 en Crète et -2100 en Grèce continentale, les peuples commencent à maîtriser la métallurgie du bronze et à entrer dans l’âge du bronze ancien.
     
    L’âge de bronze débute dans l’Egéide avec l’arrivée vers -2600 d’envahisseurs d’origine inconnue venue par mer de l’Asie Mineure et conventionnellement appelé Pélasges.
     
    Les Pélasges, étaient les habitants primitifs de l’Egéide. Des écrivains et des historiens de la Grèce antique donnèrent ce nom au peuple autochtone avant l’arrivée des Hellènes. Hommes petits et basanés, répandus dans une grande partie de la Méditerranée, surtout dans l’Hellade, l’Illyrie, l’Italie méridionale et le littoral d’Asie Mineure, On les considérait comme un peuple barbare, ou comme des tribus errantes. (←Mal dit).
     
     
    Ils apportèrent de nouvelles cultures (la vigne et l’olivier) et surtout de nouvelles techniques : la métallurgie du bronze, la charrue, une céramique vernissée et raffinée. Les Cyclades bénéficient d’abord de ce progrès.
     
    Les Cyclades sont les petites îles de la mer Egée à l’est de la Grèce continentale. Leur nom vient du grec Kykládês, qui veut dire « en cercle ». Les ressources des Cyclades et de l’Eubée en métaux et en pierres furent à l’origine de leur suprématie maritime, et permis de nombreuses réalisations architecturales (des tombes et des acropoles) ou artistiques (vases et sculptures).
     
     

     
    Statuette caractéristique de l’art des Cyclades, Musée archéologique d’Athènes.
     
    Les figurines, les statues et les idoles cycladiques sont des œuvres taillées dans la pierre et caractérisées par la construction dite « géométrique ». Elles sont la seule manifestation statuaire dans le monde égéen, à ce moment là.
     
    Si la civilisation cycladique, épanouie dès le bronze ancien, devança de quelques siècles les civilisations crétoise et mycénienne dans le vaste ensemble de la civilisation égéenne, elle du s’éclipser en (DATE) devant l’hégémonie crétoise.
     
    La Crète, (Kríti, en grec) était habitée depuis le Néolithique. Vers -2700, l’île fut envahie par un peuple anatolien qui apporte technique du bronze et une architecture évoluée.
    L’âge du bronze ancien (ou l’âge minoen ; -2100 à -1580) est caractérisé par la construction des premiers palais dès -1700  (Cnossos, Phaistos, Malia, Tylissos, Jaglia Toriada et Kato Zakros) détruits en plein âge minoen par l’invasion achéenne.
     
    Cnossos, Phaistos et Gortyne, ici plus tard.
     
    En Grèce continentale, les premiers occupants de Béotie (Viôtía, en grec) étaient deux peuples pélasgiques mal connus : les Minyens, installés autour d’Orchomène et les Cadméens autour de Thèbes et de sa citadelle Cadmée. La légende de Cadmos et son rôle civilisateur pourrait trouver un fondement historique dans l’hypothèse de l’origine phénicienne de ces derniers.
     
     
    Les Ioniens (Iônes, en grec) vinrent du nord, considéré comme les premiers Grecs (précédent les Achéens). Les Ioniens se fixèrent notamment en Béotie et en Attique ou fusionnèrent avec les Pélasges.
     
    Les Ioniens (voir Ogygos NP) organisèrent l’Attique en plusieurs domaines indépendants, douze, selon la tradition ionienne. Ces citées furent longtemps rivales et Eleusis et Marathon étaient les centres principaux.
     
    Eleusis
    Marathon
     
    Les Ioniens colonisèrent peu à peu toute la Grèce et furent suivis par les Achéens, qui vinrent du nord dès le début ou dans la moitié du dans la première moitié du –IIe millénaire, apportant notamment les armes en bronze et le cheval.
     
    A -XVIIe siècle, l’Argolide fut leur fief dans le Péloponnèse où fleurir leur principaux centres : Mycènes, Argos, Tirynthe et Pilos, mais les limites de leur empire dans la Grèce continentale et insulaire restent incertaines.
     
    Les Achéens, accoutumés à la mer, entretinrent des relations commerciales avec la Crète, l’Egypte et Chypre.
     
    Ils s’étendirent en Asie Mineure, ainsi qu’en Crète au -XVe siècle, mettant fin à l’empire de Cnossos.
     
    Reste, peur le bronze ancien, les notions qui suivent à explorer et placer :
     
    Thessalie
    La Thessalie était célèbre pour son élevage de chevaux et pour sa cavalerie. Les légendes des Centaures et des Lapithes en témoignent.
     
     
    Arcadie
    Eleusis
    Marathon
     
    Vérifier l’information suivante :
     
    D’autres peuples venus du Nord (de l’Epire (Thesprotes), les Doriens, font leur apparition environ 60 ans après la guerre de Troie, soumirent ou repoussèrent les peuples de la plaine.

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